Les rêves vont loin

 


 


                                                Le rêve, en tant qu’émotion

 

C’est tout un pan de mon imagination qui se voit réactivée par le travail en moi des images ou des visions que j’ai quand je dors (le rêve, me mène et me conduit dans un voyage de l'intérieur, sans que je le veuille, qui m'émeut, me bouge et m'anime involontairement).

 

 

En ce sens, on peut inclure le rêve parmi les émotions.

Parfois, alors qu'on dort, on subit une embardée violente instantanée. Nous sommes sur notre lit où l'on dort ou s'apprête à sombrer dans le sommeil, et nous nous sentons pris d'une illusion qui est suivie d'un retour immédiat au réel. À travers cette "chute", entre sommeil-rêve-et seuil de réalité, nous est révélée la constance de notre présent à nous. Pas seulement cette présence que nous pouvons avoir de ce qu’il reste de ce que nous avons vécu la veille ou la journée passée, dont il persiste encore quelques petites choses qui subsistent dans le rêve ou début de rêve, ce présent "datant d'hier", déjà loin pourtant et qui persisterait en nous, mais aussi nous sommes tout à coup confrontés à un véritable présent insistant, qui insiste même de toutes ses forces, en tout cas nous oblige à voir l'une ou l’autre de ses facettes sous un autre angle – avec une approche différente.

D'abord celle du présent, qui est celui de l'urgence propre du rêve (qu'est-ce qu'il m'arrive?) et aussi, la présence en nous de ce voile d'images ou ce paravent de mots, qui me renvoient à mon propre souci, à ma vitalité, et à ma passion (pas de rêve sans une certaine forme de passion : on ne rêve pas “mollement” et les gens sans vitalité ni passion ne rêvent pas ou souvent disent qu'ils ne rêvent pas, car ils ont passé, pour la plupart, leur vie à chercher à éteindre en eux toute passion, et leur vitalité interne a fini par renoncer : alors s'est éteinte peu à peu en eux toute lumière de leur nuit...).

 

Le rêve est avant tout un appel à faire face au présent. 

 

Au sein du sommeil, survit une vigilance, une aptitude ou des facultés à penser et se rendre conscient – au moins de façon partielle – de la personne que l'on est.

 

Nous puisons, par le rêve, dans les émotions les plus tenaces, et nous mobilisons notre imagination et notre intelligence vives. David Lynch disait : « J’aime la logique des rêves. »

 (caractérise à ta façon les émotions décrites, si tu les éprouves)

 

○ l'émotion qu’il y a par exemple à devoir s'adresser à un public : ça m’arrive, oui.

 

○ celle de la peur, la peur d'être exclu, la peur de l'étranger, de n’être pas compris, la fragilité sur quoi repose notre vie individuelle, le contrôle sur soi de la collectivité, l'exiguïté de notre place sur terre ou au contraire le sentiment de posséder tout l'univers : La peur me vient avec les cauchemars, par défaut ou par la crainte de tout ça.

 

○ la crainte aussi d'être abandonné, laissé pour compte : Comme ci-dessus.

 

○ l'excitation quasi sexuelle qui nous prend, à des moments inappropriés : Pas nécessairement en dormant mais j’ai constamment des fantasmes érotiques dans mon lit (c’est surtout venu avec la puberté) 

 

○ la chaleur :

 

○ l'afflux des idées, négatives ou positives : Notre cerveau est en activité constante, donc, oui.

 

○ le caractère infini des rencontres :

 

○ la transgression de l'âge, du sexe ; le sentiment de puissance ou au contraire d'être une sous-merde :

 

○ le retour à l'enfance, le manque de confiance en soi, les lieux improbables où nous circulons : Des fois, oui, et quand ça arrive c’est très sympa, du moins pour le retour à l’enfance.

 

○ la joie de se sentir petit, devant ce qui est grand, l'ivresse de l'inconnu :

 

○ la joie d'aimer une personne totalement comme jamais encore nous n'avons eu l'occasion de le faire, et alors que nous ne l'avons jamais vue auparavant, ou dans des conditions tout autres... :

 

 

L'émotion, un bruit me surprend, une odeur me dérange, je suis en état d'alerte. Elle balaie en moi toutes les autres préoccupations devenues à présent inutiles et avec lesquelles je paressais.

Elle prépare mes muscles à réagir, y compris le muscle de mon cœur. Ce pour quoi il se met à battre trop fort.

Toute émotion peut bifurquer vers la peur ou la joie. Nous le savons d'expérience on peut dire, car l'émotion vous surprend toujours.

 

Je ne suis encore maître de rien, il faut attendre pour voir ce qu'il va se passer en dehors de moi et surtout en moi. Je vais devoir observer de quelle façon je suis disposé à cet instant précis, pour agir et même penser de façon la plus possible adéquate.

 

Longtemps je me suis méfié des émotions. Cela m'a handicapé jusque dans ma pensée en général. Les émotions, ce sont toujours elles qui ont continué de me diriger, me gouverner sans que je le sache. Alors, ce défaut de prise en compte des émotions et les effets qu'elles pouvaient continuer de produire sur moi, m'empêchaient de me consacrer entièrement à l'accomplissement de certaines choses que j'avais à faire et que j'avais senties pourtant naître et se développer en moi.

 

Cela peut donner : (si tu en as, donne des exemples, en les décrivant un peu)

 

□ un manque de confiance en moi pour certaines choses, et excès au contraire pour d'autres : J’ai quelquefois des problèmes de confiance en moi (après mes 2 ans de dépression, 2014-2016, ça a été dur de remonter la pente)

 

□ une inégalité d'humeur, entre la joie puérile et la morosité d'adulte :

 

□ un manque de ténacité en tout et l'impression de barrières infranchissables dressées devant moi : oui, ça peut. Parfois et même souvent, un manque de concentration, mais pas dans les rêves.

 

□ parfois l’impression que je me consacre comme on dit "corps et âme" à ce qui m'est seulement proposé, et que je n’ai pas le choix : Pas d’opinion là-dessus.

 

□ de plus en plus le sentiment que je m'éloigne de ce qui est ma tâche : être responsable de moi-même et de ce que je pense et fais : Non au contraire. Ça se précise.





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