FIER de moi?

 


Fier de moi ? ça dépend…

● D’abord : est-ce que c’est d’avoir fait quelque chose de bien pour quelqu’un d’autre ?  - Alors là, oui. Ou fait un truc (pour moi) qui me tenait à cœur = par exemple quand j’ai terminé une poésie musicale que j’avais dans la tête depuis un moment.

 D’avoir réussi à aller jusqu’au bout de quelque chose de difficile pour moi, comme un examen de fin d’année. Oui, je suis fier, alors. Et pas qu’un peu car pour moi c’est un challenge.

 Quand on a l’air content de moi, que les autres soient fiers de moi et de ce que j’ai fait = Fier +++

 De voir dans les yeux de mes parents de la fierté, comme la fois où mon père était ému de me voir jouer à mon concert…

En gros, c’est ça « être fier » d’après moi.

 

Je suis FIER :

● D’avoir (au sens de posséder) quelque chose ? : c’est sûr ça me rendrait fier d’avoir la toute première copie de Sgt Pepper’s, et comme je l’ai pas je pense je pourrais dire, si je l’avais, « ça m’a rendu fier de l’avoir ».

Ou bien d’être ce que je suis, et d’avoir une petite renommée dans ce que j’ai envie de faire… : ça, oui, plutôt…

Et d’être qui je suis, et personne d’autre, parce que je fais beaucoup d’efforts dans ce sens, pour être moi-même malgré ma différence, et même si la société a voulu me ranger dans une case et que j’ai tenu bon.

La fierté, est-ce que c’est le fait d’avoir (un chouette truc qui est à soi, qu’on est content de posséder et que peut-être les autres n’ont pas) : - Oui, c’est sûr, ça peut faire plaisir un moment, mais l’avoir n’est pas vraiment ce que je recherche. La fierté, ça vient de plus profond.

Ou bien la fierté, cela relève plutôt de ce qu’on est devenu, justement pour obtenir telle ou telle chose ; d’avoir passé les obstacles et difficultés, de surmonter aussi ses problèmes. : - Oui, je suis devenu un jeune homme mature, engagé, et même si mes projets de vie tardent un peu à démarrer, je suis quand même content de moi. Dans l’ensemble.

Est-ce que tu ressens toi-même de la fierté à voir que dans ton entourage on a l’air par moments d’être fier de toi ? Est-ce que ça te rassure et te fait du bien ? - Oui, beaucoup, et je vois qu’on est fier de moi tout le temps – enfin presque ! – et ça me fait un bien énorme. 

 

● Alors c’est quoi, pour toi, l’inverse du mot “fierté” ?

- honte : La honte, en 1er, oui, ça va de soi.

- être déçu de soi-même : J’ai été déçu de moi-même plusieurs fois ces dernières années, notamment quand je me trouvais dans une section qui m’était contraire à mes possibilités et où je ne trouvais pas ma place. Ça me fatiguait et me décourageait pour la suite…

- être embêté (style « alors là, je ne suis pas fier de moi sur ce coup ») : Oui, ça m’arrive des tonnes et des tonnes de fois !, dans la vie de tous les jours…

- le regret de n’avoir pas fait ce qu’il fallait, se sentir penaud (avoir envie de disparaître) : - Sans doute, c’est arrivé mais c’était il y a longtemps, ou bien je n’ai pas encore connu ça, pas eu l’occasion. Mais j’étais et je reste assez timide - si “penaud” ça veut dire ça. Je ne connais pas le mot.

(non, penaud ça veut plutôt dire “pas bien fier de soi”, se sentir honteux à la suite d’une maladresse ou un ratage = dans le sens “déconcerté”)

- éviter de vouloir rouler des mécaniques : Passe, c’est pas trop mon genre.

- avoir peur de ne pas être “à la hauteur” : Plus jeune, peut-être, mais moins maintenant.

- préférer ne pas avoir à regarder derrière : Il y a des choses que je préférerais oublier et dont je ne suis pas fier.

- penser qu’on n’est pas comme les autres voudraient que l’on soit : Ça m’arrive, oui. Dans certaines situations.

- s’imaginer qu’on “n’y arrivera jamais” : Des fois je pense que je n’y arriverai pas, mais, encore une fois, la vie fait des miracles – des fois.

 

La fierté la plus haute ou la plus agréable, pour toi, c’est :

Avoir accompli un exploit : oui

Avoir fait plaisir à quelqu’un : oui

Avoir réussi à dépasser ses peurs : oui

Surmonter les moments de panique : gros oui

Avoir eu une bonne idée : oui

L’avoir mise en pratique : OUI

Avoir contribué à aider quelqu’un : oui

Rencontrer quelqu’un qui vous plaît : ouiii…

Découvrir une activité nouvelle : moyen. Ça me rend anxieux aussi.

Progresser dans ses relations avec les siens : OUI

Quand on te demande quelque chose que personne d’autre que toi ne sait ou ne peut pas faire : euh. Un petit oui, disons.

Avoir l’impression d’être reconnu pour qui tu es, voir ses talents et ses qualités reconnus : GROS OUI

 

● Penses-tu qu’on peut vivre bien sans ressentir de fierté

1- de ce que l’on fait : - Je pense que non.

2- sans le sentiment de fierté pour ceux avec qui l’on vit : Non, ça empêche de bien vivre.

3- sans éprouver de fierté d’être arrivé là où l’on en est : oui, il faut en avoir, mais faut que ça continue, après…

4- sans fierté particulière pour ses idées et son comportement : j’ai clairement besoin d’être fier de ça pour bien vivre.

5- sans être fier du pays dans lequel on vit : Alors là, je trouve que tant que tu as une famille aimante, ça ira, quoi qu’il arrive et n’importe où, mais c’est vrai que c’est préférable de vivre dans un pays libre.

 

Expressions ou phrases (d’autrefois ou qui passées dans le langage courant, aujourd’hui)

Qu’entendait-on par là ?

- Ah ben quand même, on a sa fierté ! → on n’va pas se rabaisser à ça

- Elle est bien fière, cette petite ! → elle manque pas d’air et veut faire genre…

- La fierté, voyez-vous, ce n’est jamais qu’une question d’avenir en réserve. Tout le monde en a un peu, même si l’on sent bien qu’on a encore beaucoup à prouver, « à faire ses preuves »… → oui, je le pense. On peut être fier et qu’il reste encore du chemin à faire.

- Eh bien, il n’y a pas de quoi être fier ! (c’est comme dire « Bien joué ! ») → une des phrases qui m’agacent le plus…

- 3 sujets de querelle entre les personnes. Elles sont dues à quoi ?

À mettre par ordre d’importance :

1ère : la rivalité : en 1er, oui

2ème : la méfiance : oui

3ème : la fierté : oui, en dernier

- La fierté, lorsqu’elle est déplacée, peut devenir une plaie : → Des fois ça peut arriver on est fier de quelque chose qui ne vaut pas grand-chose, quand on y réfléchit, et qui nous rassure à bon compte.

- Sa fierté s’arrête à… sa propriété… son mobilier… sa boîte… ses enfants… sa famille… sa taille… ses muscles… etc. → Je n’en connais pas personnellement mais évidemment on en voit plein.

- Rester fier en toutes circonstances… pourquoi pas ?... à condition toutefois de rendre cette fierté sympathique… → Oui, bien sûr, tout en restant soi-même et pas devenir imbu de soi.

- Plus on rencontre de difficultés dans la vie, plus on sent grandir en soi la fierté de ce que nous sommes → Je ne pense pas que ce sont les drames qui nous renforcent ou nous rendent plus fiers, mais les petites difficultés, ça oui, ça permet de grandir.

- Quand on dit de quelqu’un qu’il a la fierté mal placée, ça veut dire quoi ? → C’est quelqu’un un peu égocentrique et qui fait tout un plat de pas grand-chose, de ce qu’il a ou ce qu’il est.

 

La thématique de la fierté dans les personnages de fiction

Exemple choisi : Le Roi Lion, Film d’animation (1994) et Comédie musicale (1997-2025)



Simba (enfant), hyperactif, joyeux et aimant : il est avant tout fier de son père et a envie de lui ressembler, un jour…

Mufasa, sa fierté c’est de servir son peuple et d’apporter la joie sur terre. Et il est aussi fier de son fils.

Sarabi, elle est fière de sa tribu, des autres lionnes qui la composent avec lesquelles elle gère le Royaume, de son Roi de mari, et de son fils. Sa fierté est de contribuer à ce que la tribu prospère et que les jeunes grandissent bien.

 



Nala, fille de lionne de la tribu, copine de Simba, est très indépendante et ne s’en laisse pas raconter. Sa fierté, c’est d’être elle-même en respectant les lois sans en être esclave, ni timorée, et d’être aussi « une fille ». Et, plus grande, vers 16-17 ans, elle ne se laisse pas faire ni impressionner par Scar qui, en tuant Mufasa son propre frère, a pris sa place et entreprend de faire de Nala son épouse. Ça ne se passera pas comme ça…



Simba (adulte) : Traumatisé par la disparition de son père dont il se croit responsable, élevé dans un autre univers où il se retranche loin des siens, il a perdu sa fierté en perdant son peuple, sa mère, Nala et tout son entourage. Infantilisé par le suricate et le phacochère qui l’ont recueilli, lui sauvant ainsi la vie, à l’âge adulte son peuple lui manque, et Rafiki, (singe dans le film, sage femme et puissance des esprits, dans la comédie musicale) lui montre l’esprit de Mufasa, toujours là, et lui redonne sa fierté de jeune Roi.

 

                                                                       *

 

Commentaires

  1. Eh bien quel travail ! Quelle réflexion ! Bravo pour cette fine analyse du mot (et de toi-même). Tu viens de jeter les bases d’un essai. Et puis, pour plus tard peut-être, tu as ici l’armature d’un de tes futurs tournages ou scénarios (doc ? film ?). Oui, Monsieur Paco vous pouvez être fier (‘’proud’’ dans la langue de tes copains les Beatles ).

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  2. Merci ! (pour le format essai c'est surtout de le travail de ma grand-mère qui m'aide avec ce blog)

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  3. Je me suis laissé dire qu'un certain Monsieur Paco allait rentrer dans une école audiovisuelle à Montreuil . Bravo pour la démarche ! ne jamais désespérer car avec imagination, ténacité et surtout volonté, les chemins finissent toujours par s'ouvrir. Bonne route jeune homme !

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