Le flouze, l'oseille, le pognon
L'argent, le fric, le pognon, grisbi, pèze, thune, sous, blé, ronds, ferraille, l’oseille…
La
liste des propositions est mixte car elles ne sont pas directement rattachées à
la personne en particulier mais plutôt à son être social et émotionnel - contrairement
au questionnaire.
Pour obtenir ce que l'on veut, parfois on est
amené à faire ce qu'on ne voudrait pas.
○ Quand tu reçois de l'argent, est-ce
toujours...
1- la somme ne paraît pas avoir de rapport
avec ce que tu offres en échange (travail, mission, service, remboursement,
prêt...).
2- tu te dis que ce montant est simplement
une "estimation" par la personne, de tes besoins (la relation qu'elle a avec toi jouant un rôle, ou bien le
degré de sympathie qu'elle te porte, etc.)
ou bien 3- tu penses que cela correspond à la
valeur de ce que tu as fait, sans chercher plus loin.
Choisis un ou deux numéros :
3,2
∞
Chacun, dit-on, est prêt, dès qu'il en a
l'occasion et le pouvoir, à supprimer ou réduire la liberté de l'autre pour asseoir
la sienne.
○ L'argent, pour toi, est-ce...
- l'anéantissement du concret.
- une chose tout à fait imaginaire inventée
par les hommes.
- la croyance dans un bout de papier, au
détriment du réel.
- l'assurance d'avoir de quoi vivre quelques
semaines ou années.
- la garantie que qui paie n'a de compte à
rendre à personne, ni à payer de sa personne.
- la possibilité d'une évasion, hors des
rapports concrets avec les autres : on paye et on n'en parle plus...
- la mesure de sa propre absence rendue
possible.
- le refus de parler avec les autres un autre
langage commun que celui-ci.
- l'absence de spontanéité de don de soi.
- l'effacement de soi au profit de quelque
chose de neutre et abstrait.
- une saisie vraie, c'est-à-dire fondée dans
les faits, de ma situation réelle.
Relève
et complète si tu le souhaites ce qui
te parle le plus dans les propositions ci-dessus :
Je
pense que l’argent est quelque chose de nécessaire mais, désolé si cela paraît
cliché, qu’il ne fait pas notre bonheur. (malgré ce que le gouvernement
américain actuel pense)
∞
Commente ces propositions, quand tu le souhaites
□ Tout
homme ou toute femme, par son existence au quotidien, tend à démontrer qu'il tient à ses complexes, à son mal-être,
et, pour finir, à ses symptômes...
: Peut-être…
□ Tu
t'aimes et en même temps tu te méfies de toi, encore plus que des autres.
: Oui, évidemment.
□ Il se
trouve une distance infinie et qui est permanente entre "ce que je
suis" ou pense être, et ce qui dans la vie se propose à moi.
: Oui, on me dit d’être comme ci, comme ça,
sans qu’on sache ce que moi je souhaite (je parle au présent, mais je ne le
pense pas là en ce moment)
□ J'ai
moi-même fabriqué ma propre solitude parce que d'une certaine manière et sans
le savoir, j'ai toujours voulu exister le moins possible pour autrui.
: Oui, j’ai des ennuis avec ma timidité.
□ Je
suis persuadé qu'en prêtant attention à ma situation, je peux découvrir à
celle-ci un sens possible qui me permette d'en tirer quelque chose de positif.
: Oui, clairement. Regarde par exemple, ce
blog me permet de toucher un public de loin.
□ Il ne
s'agit pas de se transformer de fond en comble mais d'apprendre à employer ses
ressources en connaissance de cause, d'apprendre à se servir de ce que l'on
est, pour se dépasser.
: Oui, on évolue en maturité et physiquement
avec le temps, l’âge et tout un tas d’autres choses, et on fait face à ce qu’on
était et à nos problèmes, pour en garder une partie, tout en grandissant.
□ Je me
sens capable de changer mes colères, mes vieilles peurs en sensations (qu'elles
soient agréables ou non), mais chez moi cela devient assez vite des leçons que
je voudrais donner aux autres.
: Oui. Lorsque je sens que j’ai merdé, je
peux dire aux autres ce que j’ai vécu pour qu’ils ne reproduisent pas la même
erreur.
□ Au
lieu de tenir le monde à distance, comme étant ce à quoi il ne faut pas donner
prise, j'apprends à lui céder. À le voir, pour goûter sa densité, ma
présence à lui, à l'entendre et l'écouter lui, au lieu de m'écouter moi.
: De toute façon je suis socialement ouvert
et donc pas renfermé sur moi-même.
□ Je
considère que nous sommes tous des individus incomplets, incapables d'accepter
ce que nous pouvons être et assez peu adaptés à notre réalité effective (par
exemple, je peux être dévoré par des besoins que je crois être les miens, alors
que la société les a mis en moi et qu'elle ne peut les satisfaire).
:
□
L'homme est toujours plus riche que ce qu'il est et il doit se refaire, se
réinventer constamment, sous peine de s'enliser dans l'automatisme et la
stéréotypie (celle par exemple, d'être un homme sérieux et morne ou une femme
sèche et revêche - crispée).
:
□ Je
pense qu'en général nous n'avons pas seulement fait ce que nous voulions faire,
mais encore ce que les autres et l'histoire voulaient que nous fassions ou
avaient décidé pour nous que nous ferions.
: Sûrement, par exemple peut être que la
xénophobie est juste venue un jour car quelqu’un a dit de ne pas aimer l’autre
qui vient d’ailleurs. Mais nous ne sommes pas responsables de nos ancêtres ou
autres, nous sommes en contrôle de notre destinée.
□ Il
nous faut jouer selon des règles qui nous sont communes à tous et à l'intérieur
desquelles un dialogue doit pouvoir s'engager.
: Oui

Quelle capacité d'introspection ! et belle lucidité ! ne t'arrête pas pas , ne t'arrête jamais et livre toi . Avancer visage découvert, c'est une des façons de demeurer libre et vrai au regard des autres et surtout à ton propre regard.
RépondreSupprimerMerci pour ton commentaire Jean-Yves !
SupprimerTon conseil est très touchant !